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Ordinateur : Machine
automatique de traitement de l’information permettant de conserver,
d’élaborer et de restituer des données sans intervention humaine en
effectuant sous le contrôle de programmes enregistrés des opérations
arithmétiques et logiques.
L’informatique que
l’on connaît à ce jour est la synthèse des inventions et créations,
commencées au XVIéme siècle. Les pages suivantes donnent les grandes
inventions qui ont permis en cinq siècles à partir des logarithmes
et de la première règle à calcul d’arriver au processeur moderne.
1.1. LA PETITE HISTOIRE DE L’ORDINATEUR
Le tout premier ordinateur
programmable fut inventé par un mathématicien anglais Charles
Babbage (1792-1871), qui en trouva l’idée en construisant, en 1823,
une machine à calculer entièrement métallique nommée moteur
différentiel. A cette époque, la technologie n’était pas assez
évoluée pour permettre la réalisation de tels projets. Mais l’idée
qui les sous-tendait (un appareil capable d’exécuter des calculs en
fonction d’un programme inséré à l’aide de cartes perforées)
comprenait la plupart des principes qui seront utilisés plus tard
dans la conception des ordinateurs modernes.
Les Origines :
En 1904, l’invention du tube à vide
électronique permit la construction du premier élément indispensable
à la fabrication d’un ordinateur.

Carte perforée
D’abord utilisé comme
amplificateurs, ces tubes en 1940 virent leur fonction de
commutateur symboliser le codage binaire. Les données étaient
introduites à l’aide de cartes perforées et les différentes parties
du système étaient connectées manuellement à l’aide de câbles. Leur
programmation était très lente : il fallait parfois plusieurs jours
pour seulement 5 minutes de fonctionnement.
Du tube à vide électronique
au transistor :
Les militaires ont été les premiers
à utiliser ces ordinateurs à tubes comme l’ENIAC (un ordinateur de
30 tonnes contenant 18 000 tubes, 6 000 commutateurs, 70 000
résistances ...) car la Seconde Guerre mondiale multiplia les
innovations, et quand elle fut terminée, les autorités trouvèrent
d’autres usages aux ordinateurs.
Les systèmes utilisants les tubes
étaient volumineux, peu fiables. Ils étaient aussi limités en
puissance de calcul. Tous ces problèmes furent résolus en 1947,
lorsque John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley
travaillant chez Bell inventèrent le transistor qui a les mêmes
fonctions que les tubes mais qui n’est constitué que d’un petit
morceau de matériau semi-conducteur tel que le silicium pour agir
comme de commutateur.
Sources documentaires : Les grandes
inventions (Larousse) et Le Multimédia (Gallimard)
Les ordinateurs centraux :
Avec des transistors petits, fiables
et sans échauffement, les ordinateurs deviennent plus petits, plus
puissant et plus économiques. Les nouvelles machines furent
utilisées dans les années 60 par les banques où leur puissance de
calcul était équivalente à celle d’un PC moderne.
Par rapport aux standards
d’aujourd’hui, ils étaient énormes. Ils occupaient souvent plusieurs
salles. Leurs programmes étaient introduits à l’aide de cartes
perforées et les données étaient stockées sur des bobines de bandes
magnétiques (l’équivalent des disques durs).
Descente au niveau des puces :
En
1959, une société américaine, Texas Instruments, prouva qu’il était
possible de graver plusieurs processeurs sur un seul morceau de
silicium en faisant appel aux techniques photographiques. Ces
transistors pouvaient ensuite être reliés par des pistes métalliques
gravées également sur silicium. Cette combinaison prit le nom de
circuit intégré ou de puce de silicium. A partir de ce moment, la
technologie eut pour seule ambition de placer le plus grand nombre
de transistors sur la plus petite surface de silicium possible. En
1971, un fabricant de circuits intégrés, Intel, inventera le premier
microprocesseur, le 4004. Cette invention permit le développement
des micro-ordinateurs.
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