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1.1. LA CARTE MÈRE
La carte mère (Mainboard ou
Motherboard) est l’un des principaux composants du PC. Elle se
présente sous la forme d’un circuit imprimé sur lequel sont présents
divers composants. En fait, son rôle est de lier tous les composants
du PC, de la mémoire aux cartes d’extensions. La carte mère
détermine le type de tous les autres composants. Ses slots
détermineront le format des cartes d’extension (ISA, EISA, PCI,
AGP,..). Ses emplacements mémoires détermineront le type de
barrettes à utiliser (SIM 8 bit, SIMM 32 bit,..). Enfin, le socle du
processeur déterminera le processeur à utiliser. La fréquence de la
carte mère sera déterminante pour l’achat d’un processeur.
| 1.1.1. Le format
Il existe différents formats de cartes mères : AT, ATX et NLX
Chacun de ceux-ci apporte leurs lots de spécialités, d’avantages
ou encore de défauts. Le but de ces divers formats est de
permettre un montage aisé des différents composants. Il permet
aussi une meilleure circulation d’air afin de refroidir certains
composants.
Désormais, ces composants sont intégrés sur la carte mère. De
nouveaux connecteurs, tels que les ports USB sont aussi
intégrés. |
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Certains constructeurs n’hésitent
pas à proposer en option une carte graphique ou une carte son
intégrée à la carte mère. Si actuellement les cartes au format ATX
sont les plus vendues, il convient de surveiller le format NLX. Ce
dernier permet en effet une évolutivité plus aisée.
Le format AT -
Baby-AT : Ce format fut très utilisé pour les cartes mères
à base de 386, 486 et Pentium. Si ce format est sûrement le plus
connu, il ne correspond désormais plus aux besoins actuels. En
effet, la disposition des différents compo-sants n’en permet pas un
accès aisé. De plus, la circulation d’air y est très moyenne, ce qui
en rend l’usage assez peu adapté aux processeurs actuels, poussés à
des fréquences élevées. Ce format est désormais remplacé par le
format ATX.
Le format ATX :
Désormais, les prises sérielles, parallèle, clavier, souris ainsi
que USB, sont intégrés à la carte mère. Leur position a été
normalisée afin de faciliter la construction de boîtiers adéquats.
Enfin, les connecteurs du contrôleur IDE et floppy sont placés plus
près de ces périphériques, évitant ainsi l’usage de longs câbles.
Le connecteur d’alimentation à été
totalement revu. Il est composé d’un seul connecteur, il est
impossible de l’insérer à l’envers. Il fournit aussi en standard une
tension de 3,3V, ce qui évite l’usage d’un régulateur de tension,
point faible d’une carte mère.
Ces cartes sont moins coûteuses à
fabriquer que les cartes AT. En effet, la suppression du régulateur
de tension, des connecteurs externes ainsi que des ventilateurs
additionnels diminuent le coût global. Ces cartes sont disponibles
en deux formats : ATX (9.6 par 12") ou mini ATX (7.55 par 10.3").
Le format NLX :
Nouveau format proposé par Intel.
Cette fois, tout est normalisé jusqu’à l’emplacement de la moindre
vis.
La carte mère n’est plus qu’une
carte fille. Dans le cas d’une tour en NLX, un module prend place au
fond du boîtier, et reçoit les cartes d’extension et la carte mère.
Ce module comporte les connecteurs de disques et disquettes. La
carte mère contiendra le processeur, la RAM, le chipset et toutes
les entrées/sorties.
Avantage du format : plus besoin de
retirer les cartes d’extension pour changer de carte mère. Il
n’existe pas beaucoup de cartes à ce format et très peu de boîtiers
pour les supporter
1.1.2. La fréquence
Une carte mère doit absolument
pouvoir fournir une fréquence supportée par le processeur choisi.
Jusqu’au 486, ces deux composants avaient la même fréquence, sauf
dans le cas des processeurs à fréquence multipliée où la carte mère
reste à la fréquence de base (par ex. 33 Mhz
pour un 486 DX2 66Mhz). Cette
fréquence était donnée par un oscillateur appelé aussi quartz.
Attention, souvent la fréquence indiquée sur celui-ci est à diviser
par deux.
Sur les cartes mères, il est possible de modifier la
fréquence par Jumper.
1.1.3. Le voltage
Une carte mère est disponible dans
divers voltages. C’est en fait le type de processeur qui détermine
ce choix. Jusqu’à récemment, tous les processeurs étaient à un
voltage de 5 V. Suite à des problèmes de dégagement thermique et
d’économie d’énergie, il a été décidé de les passer à 3,3 V.
| STD 3,3V |
CPU classiques Intel et Cyrix/IBM 6x86 à 3,3V |
| VRE 3,53V |
CPU classiques Intel et Cyrix/IBM 6x86 à 3,53V |
| 2,8/3,3V |
Intel MMX et Cyrix/IBM 6x86L |
| 2,9/3,3V |
AMD K6 PR2-166 & 200 et Cyrix/IBM 6x86MX |
| 3,2/3,3V |
AMD K6 PR2-233 |
1.1.4. La pile ou l’accumulateur
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Le BIOS exigeant d’être sous tension en
permanence, la carte mère intègre, pour les plus anciennes, une
pile.
Sur les cartes mères plus récentes, on
trouvera un accumulateur généralement situé à coté de la prise
clavier. Il se présente sous la forme d’un cylindre de couleur
bleu vif. Cet accumulateur a une durée de vie théoriquement
illimitée (mais dure en général trois ans). En effet, pour
assurer une plus grande longévité, il serait nécessaire de le
décharger complètement de temps en temps, ce qui est |
bien sûr dangereux pour le BIOS. Une fois
l’accumulateur hors service, il est possible de le changer bien
qu’il soit soudé. De nombreux constructeurs ont prévu un connecteur
pour une pile en cas de panne.
La nouvelle génération de cartes mères possède une pile plate au
lithium.
1.1.5. Montage et fixation
La carte mère doit être vissée dans le fond du
boîtier, mais elle ne doit en aucun cas être en contact avec les
parties métalliques de celui-ci. A cet effet, on utilise des pièces
d’écartement en plastique. La position des trous pour ces taquets
est standardisée, quelle que soit la taille de la carte mère. De
plus, la carte mère devrait être maintenue en place par un maximum
de vis. Sous celles-ci, placez une rondelle isolante. En effet, les
trous prévus à cet effet sont déjà entourés d’un revêtement isolant,
mais parfois la tête de la vis peut dépasser.
1.1.6. Paramétrage
La première étape, lors de l’acquisition d’une
nouvelle carte mère, est de la paramétrer en fonction des composants
(processeurs, mémoire cache, .. ). A cet effet, vous disposez de
jumpers sorte de connecteurs que l’on peut ponter. S’ils sont reliés
par un pont, on dit que le jumper est FERME (closed)
alors qu’en position libre, il est OUVERT
(Open). La documentation de la carte mère vous donnera la
position et la configuration des jumpers. Ils sont généralement
nommés J suivi de leur numéro (J1,
J12,..). Parfois des SWICTHS sont
proposés, leur fonctionnement est très semblable.
1.1.7. ACPI et OnNow
Les standards
ACPI (Advanced Configuration and Power Interface) et
OnNow poursuivent un but commun :
permettre au PC de revenir à la vie instantanément et réduire le
bruit lorsqu’il n’est pas utilisé. De plus, l’ACPI
permet de réduire la consommation électrique. Considéré comme une
évolution de l’APM (Advanced Power
Management), l’ACPI permet un meilleur
contrôle de l’énergie par le système d’exploitation. Cette remarque
n’est valable que pour les OS compatibles (Windows
98).
Auparavant, la gestion de l’énergie
était assurée par les fonctions implémentées dans le
BIOS. Cela présentait deux
inconvénients principaux : les fonctions différaient d’un fabricant
de carte mère à un autre et il était nécessaire de se rendre dans le
Bios pour modifier les réglages.
L’ACPI
permet désormais une gestion standardisée d’un PC à l’autre. D’autre
part, son paramétrage au travers du système d’exploitation est
accessible à tous. En réalité, la norme ACPI
est très complète et évidemment très complexe.
Grâce à cette norme, il est
possible, entre autres, de laisser un PC en
stand-by pendant de longues périodes avec une consommation
électrique et un bruit insignifiant. Il pourra être "réveillé" via
un modem, par un appel téléphonique ou même par la réception de
données au travers d’une carte réseau.
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